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Intégrer le Product Design au cœur des Digital Factories : un choix stratégique

Romain Lemaire

Olha Voskoboinyk
Publié le 7 janvier 2020
Les 22 et 23 novembre dernier a eu lieu la 4e édition de l’UX Camp proposé par Flupa. Organisée à Montpellier cette année (après Bordeaux, Nantes et Toulouse), elle a rassemblé plus d’une centaine de personnes, et notamment l’équipe Design de Kaliop.
Au programme : 150 professionnels ou passionnés venus des 4 coins du pays, 2 conférences inspirantes et 25 ateliers thématiques proposés par les participants.
J’ai eu la chance de participer à l’atelier de Nabil Thalmann (président de Flupa et directeur du pôle user research d’Intuiti) : « Comment animer un Focus Group : Attitude et formulation ».
La méthode du Focus Group permet, quand elle est bien préparée et dynamique, d’être au plus près des futurs utilisateurs, de mieux comprendre leurs besoins et comment ceux-ci se traduisent de manière concrète.
La méthode du Focus Group permet de préparer la mise en marché d’un nouveau produit ou service en recueillant des perceptions, des attitudes, des croyances, et des zones de résistances des groupes cibles. C’est un moyen efficace pour obtenir un volume important d’informations afin de comprendre ou améliorer un service. C’est d’ailleurs, à mon sens, la seule méthode qui permet de faire facilement émerger des freins ou problèmes potentiels pouvant générer un risque au lancement du produit.
L’exercice proposé par Nabil consistait à animer un focus group et observer de manière plus ciblée et très pragmatique les attentes des futurs utilisateurs. L’exemple donné était une étude qualitative commandée par la SNCF concernant la mise en place d’une solution d’internet à bord des trains. Différentes thématiques ont été abordées : équipements, usages, attentes, etc.
Nous avons travaillé par équipe autour des questionnaires de focus group. Pour l’animateur, l’idée était de formuler les questions qui allaient d’une part encourager les participants à s’ouvrir et à discuter de leurs opinions en profondeur, et d’autre part, à suivre la progression logique du plan d’analyse. Par exemple, la première question que nous avons formulée a été d’ordre général, afin d’initier les débats par des situations concrètes et vécues : « pouvez-vous me raconter la dernière fois où vous avez utilisé Internet dans le train ? ». On attend évidemment des réponses, un premier aperçu des ressentis des utilisateurs et quelques pistes sur les attentes implicites.
J’ai particulièrement apprécié le côté pratique de cette étape, permettant de donner un fil rouge à l’ensemble de la méthode. J’ai pu noter quelques bonnes pratiques à retenir :
Dans un focus group, la position d’animateur est évidemment centrale et requiert, à mon sens, non seulement des compétences de gestion de débat, mais aussi et surtout une forte dose d’empathie, voire de répartie selon les cas. On pourra retenir quelques conseils évoqués par Nabil lors de cet atelier :
J’ai vraiment apprécié ce temps d’échanges et l’énergie lors de cet atelier. C’était un exemple parfait démontrant comment des interactions interpersonnelles structurées peuvent aider à déterminer un besoin global et identifier les problèmes rencontrés par les utilisateurs.
Quelques remarques pour conclure, probablement transverses à tous les ateliers de l’événement :
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Romain Lemaire